mercredi 21 janvier 2015

Chichen Itza - Place du jeu de balle

Sur la carte, nous sommes à 195 km de cette destination.  Donc, 3 heures de route. Au moins, l'autobus est confortable, quoique la climatisation trop froide.

La route est ennuyeuse, des lignes droites, un paysage monotone. Les petits villages affichent leur artisanat coloré Les dos d'ânes nous rappellent que la vitesse n'est pas permise.  Le guide en profite pour nous donner un cours sur les mayas et vendre la lotion antimoustique à ceux qui n'en avaient pas.  us$11  le petit flacon !

À notre arrivée à Chichen Itza, nous sommes accueillis par des vendeurs de chapeaux.  C'est vrai que le soleil plombe mais une grande partie de la visite peut se faire à l'ombre.

La place du jeu de balle, vue de l'extérieur
Une fois passé les guérites d'entrée, l'enfilade de vendeurs d'artisanat, notre marche aboutit à la grande place d'où l'on peut admirer les principales structures du site : la place du jeu de balle, El Castillo, le temple des guerriers.  L'espace central est dénué d'arbres mais toute la périphérie est bordé d'arbres . . . et de vendeurs. Cela gâche un peu la quiétude de la visite mais il faut s'en accommoder.










La place du jeu de balle est vraiment immense, surtout si on la compare à celle d'Ek Balam.  La surface est plus grande qu'un terrain de football. On peut difficilement imaginer ces guerriers de petite stature, tentant de placer une balle en caoutchouc de 2 kg au travers d'un anneau vertical situé à plus de 3 mètres de hauteur sur un mur latéral.  Les joueurs ne se servaientt pas de leurs mains pour toucher au ballon, mais de leurs coudes et jambes. Le capitaine de l'équipe perdante avait la tête tranchée.


La place du jeu de balle, vue de l'intérieur
Frise sculptée le long du mur, représentant un joueur guerrier
Du côté nord, face à la loge royale.  On s'est amusé à faire de l'écho.

mardi 20 janvier 2015

Excursion à Chichen Itza

Impossible de résister à l'attrait de ce site et même si Jean l'avait visité 35 ans auparavant, il en gardait un souvenir extraordinaire.  Son seul bémol pour y aller était le fait qu'on ne peut plus gravir les sites et qu'il me manquerait la vue exceptionnelle du haut du El Castillo.

Finalement, je prends la décision de prendre une excursion.  Notre tour opérateur nous suggère le forfait avec Experiencas Xcaret qui offre un guide en français.  C'est parfait pour Jean.  Le départ annoncé est à 7h45 ce matin.

Comme toutes les excursions, la première partie du voyage vise à cueillir tous les touristes dans leur hôtel.  Il y a donc eu cette petite van arrivée à l'heure nous prendre, puis 2 autres hôtels.  Jusque là, tout ce passe assez bien, même s'il faut attendre des retardataires.

Facile de reconnaître l'autobus
Mais en fait, c'était le taxi qui nous emmenait au méga-stationnement du Xcaret 20 km plus loin.  C'est à cet endroit que sont répartis les centaines de touristes, selon leur langue et leur destination ou activité. Le système n'est pas tout à fait au point car ce fut un peu la pagaille pour savoir où se planter devant l'un des 10 autobus stationnés.

Nous embarquons finalement dans un confortable autobus aux couleurs de l'entreprise avec le numéro 51.  Parce qu'il y avait 3 autobus pour Chichen Itza.  Le nôtre était pour les francophones.

Le guide avec son micro
Nous avons eu la chance d'avoir un guide absolument charmant, très comique, d'origine maya et de Chichen Itza.  Il a appris le français par lui-même et je dois dire qu'il se débrouille très bien. Connaissant quelques expressions québecoises et françaises,  il nous a fait rire à chaque fois qu'il le pouvait.  En plus, pas stressé pour 2 sous.  Une belle réussite pour un mexicain de souche maya élevé dans un petit village.

Jean teste son système d'écoute
Le système audio avec oreillette est vraiment une bonne idée.  Le guide n'a pas besoin d'hurler pour être entendu et le groupe n'a pas besoin d'être collé pour entendre.  On en profitait pour prendre des photos tout en l'écoutant.  Top !

Notre journée s'est terminée à 20h15 au retour à l'hôtel.  1heure auparavant, nous étions dans le stationnement d'Xcaret où les touristes ont été à nouveau redistribués dans les autobus pour être déposés à leurs hôtels.  Nous avons donc visité 5 entrées d'hôtels avant d'arriver au nôtre. Donc journée assez fatiguante.  La suite sera pour demain.

Un selfie à deux devant le monumental El Castillo

Ruines de Tulum - suite

Plan du site des ruines
Voici d'autres photos que Jean a prises.  
Seule à la porte d'entrée fut une chance unique. Le troupeau de touristes est arrivé 2 secondes après
Dur de prendre une photo avec le parasol en main. Devant la maison de Halach Uinik

Maison de Chultum je crois

Temple du vent, face à la mer
Cadre parfait pour les photos

Vue sur le temple des fresques
Le Castillo, structure principale et la mieux conservée
Je me sacrifie pour la photo.  Ce chac-mool est destiné aux touristes

lundi 19 janvier 2015

Excursion aux ruines de Tulum

L'entrée  à travers la muraille qui ceint le site archéologique
Après plusieurs jours "d'inactivité", nous voilà prêt pour une autre excursion.  Les ruines de Tulum offrent une excellente option de demi-journée à cause de sa proximité.  À environ 30 km de notre hôtel, la visite était prévue en matinée avec départ à 8h30.  Nous qui croyons éviter la horde de touristes de 10 heures, ce n'était qu'une fabulation.  Nous avions oublié qu'il y avait d'autres touristes à cueillir dans 2 autres hôtels, ce qui a rallongé les préliminaires.

Sur le site, peu d'ombrage, le parasol était parfait pour s'abriter. 
La mini-van avec un guide  transportait donc une douzaine de touristes, du Québec et de France.  5 autres se sont ajoutés à destination.  Il y avait déjà une dizaine de mini-van comme la nôtre habilement stationnées dans une section réservée, juste à côté du restaurant. Le temps de distribuer les parasols, les bouteilles d'eau, les instructions puis la marche jusqu'à l'entrée officielle, il était déjà 9h45.

Nous avons eu droit à 1heure de tour guidé (dont la moitié à l'ombre d'un arbre mais c'est la partie où nous avons le mieux écouté) et 1heure en visite personnelle.  Et le tout, parmi des centaines de touristes. Il y avait entre autre  un gros contingent de japonais qui semblaient liquéfiés par la chaleur.

Il n'est même pas midi et le soleil plombe
Notre guide était intéressant et connaissait bien sa matière.  Quelle coïncidence qu'il soit originaire du Québec (plus précisément la Beauce).  Il aimait bien partager sa passion du Mexique. Mais avec un groupe de 20 personnes, difficile de concentrer l'attention de tout le monde lorsqu'il y a des photos intéressantes à prendre.   Nous nous  retrouvions souvent derrière le groupe et avons manqué une partie des explications.  Je préfère nettement les groupes de 6 ou moins.

Les structures les plus intéressantes sont celles qui sont les plus conservées. C'est plus facile d'admirer ce qui est en place plutôt que de tenter d'imaginer ce qui n'est plus.  

Il faisait vraiment chaud, avec l'impression d'un 40°C.  On comprend pourquoi les iguanes se prélassent sur les vestiges de pierre.  Il y en avait partout, mais à distance des touristes.
Vue du Castillo, structure la mieux préservée du site

Sinon, la plage juste à côté du Castillo offre la chance de se rafraîchir dans la mer.  Pas vraiment besoin de serviettes de plage, On a le temps de sécher en montant les escaliers.  Mais attention à ne rien laisser traîner . . .

Il y a 2 entrées et une sortie, à travers le mur qui ceinture le site. L'ouverture est tout juste pour une personne et c'est à la file indienne qu'on y passe.
Ici, c'est le royaume des iguanes, partout où la pierre chauffe. Voyez entre les 2 colonnes
Nous aurions aimé avoir plus de temps pour prendre plus de photos mais en fin de compte, c'était bien comme cela car nous aurions grillé et perdu plus d'eau que celle que nous avions bu.
Au bord de la falaise, un simple cordon nous sépare du précipice
Qu'avons-nous retenu?  que Tulum n'est pas le nom original mais bien Zama (cité de l'aube) car c'est à cet endroit de la côte où l'on voit le soleil en premier.  Tulum signifie barrière ou clôture, en référence au mur qui la protège.  Ce site a eu ses heures de gloire comme ville portuaire et site religieux.  Un phénomène spécial se produit au solstice d'été où l'une des ouvertures du Castillo est parfaitement enlignée avec le soleil levant.  Les mayas étaient reconnus pour leur savoir en astronomie.
Accès achalandé à la plage
Le Castillo est la structure la mieux conservée mais on ne peut s'y promener.  Perché sur une falaise de 12 mètres, la vue sur la mer y est spectaculaire.  Une plage du côté sud est accessible et les touristes qui ont porté leur maillot de bain apprécient une bonne baignade.  Je me suis contentée d'y tremper mes pieds.
Vue du Castillo à partir de la plage

Comme dans les cartes postales

Le spot pour la photo est convoité par tous les touristes, alors il fallait faire vite

La seule sortie, avec embouteillage garanti

Qui va être sacrifié ?

dimanche 18 janvier 2015

Rencontres impromptues

C'est toujours au moment où on s'y attend le moins que l'on rencontre ceux qu'on souhaitait voir depuis notre arrivée au Mexique.

En marchant sur le petit pont qui nous mène au lobby de l'hôtel, nous avons croisé cet iguane qui se prélassait au soleil.  C'était notre 4ème de la journée. Pas peureux et j'ai même pu toucher sa queue rugueuse.  Il n'a pas daigné me laisser plus d'opportunité de le caresser.  J'en ai profité pour immortaliser notre rencontre fortuite par un selfie, avec son meilleur profil.
    Plus tôt en matinée, sur notre balcon du 2ème étage, j'avais laissé quelques graines de ma barre tendre traîner sur la petite table.  Ces oiseaux ont flairé la bonne affaire et se sont donné le mot pour arriver en bande, sans discrétion.
Assez intéressante cette distinction d'âge du geai du Yucatan : l'adulte a le bec et le pourtour des yeux noirs, et le juvénile, jaunes.  Je trouvais que les juvéniles étaient plus audacieux et téméraires.   L'autre jour, après leur avoir laissé quelques graines, la colonie m'a suivie le long des arbres, espérant recevoir plus d'indulgence de ma part.  C'était vraiment marrant de les voir voler d'arbres en arbres à ma poursuite. Ils se sont arrêtés à la piscine.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

samedi 17 janvier 2015

Banane à partager

Un conseil : ne manger pas de banane dans une zone fréquentée par des coatis, sinon, voyez ce qui peut arriver. Bien que mignons, leurs griffes servent à grimper et je n'aurais pas aimé servir d'arbre.  Donc, j'ai opté pour un partage rapide et équitable afin d'épargner ma peau et mon vêtement de dommages indésirables. La cohabitation forcée pour préserver la nature a ses conséquences.  Les animaux qui habitent cette zone ont appris à profiter de la faiblesse des humains à leur égard et je suis une victime parfaite.  

vendredi 16 janvier 2015

Una propina para el camarero

On a beau croire avoir payé pour un tout-inclus mais il y a la culture du pourboire au Mexique.  Lors de l'excursion d'un jour avec chauffeur et guide, nous avons été témoin de la gestion du propina (pourboire) par la guide qui nous a expliqué "l'usage coutumier" de donner un montant en signe d'appréciation de leur travail.  De plus, la guide insistait lourdement de lire la recommandation sur le formulaire d'évaluation qu'elle nous avait distribué.  Quand les 9 européens ont donné pour leur groupe un total de 50 pesos (soit can$4.00), la guide s'est sentie profondément insultée et a refusé le montant, suggérant de le mettre dans la piscine . . .
En fond de justification : ces travailleurs ne recevraient pas une rémunération digne du prix que nous avons payé pour l'excursion. C'est la même chose pour certains chauffeurs de mini-van qui affichent une annonce assez convaincante !









OK, on est pas obligé de donner un pourboire mais c'est une façon de reconnaître et gratifier un bon service, sachant qu'au salaire minimum, cela représente une substantielle source de revenu.  Si on ne veut pas se sentir obligé de laisser un pourboire, il faut aller dans un Club Med.

http://www.lepetitjournal.com/mexico/accueil/actualite-mexique/192023-debat-le-salaire-minimum-sous-le-seuil-de-pauvrete-au-mexique